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Utopie 2
par l'Agence Louis-François Pinagot

DU 10 AU 12 MAI 2012| jeudi à 19h, vendredi et samedi à 20h30

Distribution

conception et mise en scène : Christian Geffroy Schlittler
avec David Gobet, Olivier Yglesias et Christian Geffroy Schlittler
scénographie : Legoville: Anna Larocca & Niklaus Strobel
lumière : Antoine Friderici
costumes : Karine Vintache
administration & diffusion : Tutu production
coproduction : Théâtre St-Gervais (Genève), Théâtre de l'Arsenic (Lausanne), Prairie (Pour-Cent culturel Migros) et Agence Louis-François Pinagot

Avec le soutien de la Corodis, de la Ville de Genève et de la République et Canton de Genève.

Le spectacle

Un poète qui fit voler le verbe à coups de marteau futuriste ; un metteur en scène qui dégagea l'art théâtral de sa gangue naturaliste et psychologique et un auteur dramatique : trois fringants jeunes hommes, émoustillés à l'idée de changer le monde, de se faire un nom, d'y déposer leur brique esthétique.
Christian Geffroy Schlittler met en perspective la frénésie de renverser le monde de la Russie des années 20 avec l'impuissance gentiment suffocante qui est la nôtre – pourquoi l'hypothèse-même de révolution a-t-elle disparu ?

Aujourd'hui, en Europe, l'idée d'une révolution est devenue discrètement taboue. Non qu'elle fasse peur, elle ferait même plutôt sourire ; passée dans la catégorie des termes ringards, inapte à répondre aux maux d'aujourd'hui. Et particulièrement pour nous les Suisses, pour qui la révolution ne constitue en rien notre histoire, n'a jamais été réellement pensée comme alternative, et fait à peine partie de notre vocabulaire.

Utopie 2 ne cherche pas à répondre à un désir de révolution, ni même à insinuer l'idée qu'elle puisse être un remède. Seule l'ouverture des sens à la possibilité d'une révolution nous intéresse, parce que comme le dit Bernard Sobel : « La seule fonction du poète, c'est de faire en sorte que les spectateurs sentent que le monde n'a pas un sens prédéterminé ».

Utopie 2 est donc également une investigation théâtrale tout autant que citoyenne, une enquête sur une disparition : l'hypothèse même d'une révolution.

« Les comédiens sont excellents, drôles, décalés, un côté ado à qui on ne la fait pas. Christian Geffroy Schlittler signe en outre la mise en scène de cette Utopie. En fait, comme il le dit lui-meme, il s'agit plutôt d'un manifeste. Qui décrète moins qu'il n'interroge sur les dérives d'un art glissant vers l'art d'Etat puis vers l'état d'art. Lequel, une fois formulé, peut-être définitivement réfuté par la société. Il s'agit donc de théâtre politique. Pas manichéen pour un sou, mais au contraire d'une sidérante liberté. On se plonge là-dedans avec une vraie jubilation, même si on n'a pas trouvé où caler les fesses. Christian Geffroy Schlittler fait comme ses personnages: il ouvre des portes pour permettre à l'air de circuler. On s'engouffre. »
Lionel Chiuch, Tribune de Genève du 15 mai 09

Le texte

Extrait de Utopie 2
prochainement !

La compagnie

L'agence Louis-François Pinagot (L’aLFP) est dirigée par le metteur en scène Christian Geffroy Schlittler. Depuis 2007, la compagnie est en résidence au Théâtre Saint-Gervais Genève. L’aLFP articule ses projets autour du patrimoine dramatique et de leurs enjeux esthétiques et politiques.

Elle alterne la création de spectacles avec la mise en place de « chantiers », souvent annuels, donnant lieu à des essais et des esquisses publiques. Les dernières créations de L’aLFP proviennent d’une écriture de plateau, c’est­à­dire un travail d’aller­retour entre les essais scéniques et leurs transcriptions écrites.

Avec L'aLFP, Christian Geffroy Schlittler a mis en scène le Tartuffe de Molière en 2005 au Théâtre de l'Usine, Genève, La Cerisaie et La Mouette d'Anton Tchekhov à Château Rouge, Annemasse en 2006. En résidence depuis 2007 au Théâtre Saint-­Gervais (Genève), il a créé Pour la Libération des grands classiques en 2008 puis Utopie d'une mise en scène en 2009.
Comme metteur en scène en dehors de L'aLFP, Christian Geffroy Schlittler a collaboré à la pièce de l'auteur et metteur en scène Philippe Soltermann Le Réflexe de la complainte (2010 – notamment représenté au Petithéâtre). Il fut également co­fondateur, avec Barbara Schlittler, Dorian Rossel et Sandra Heyn du collectif Demain on change de nom de 1998 à 2005 et membre de la compagnie L'Astrakan, de 1995 à 1998 à Caen (Christian Geffroy Schlittler a fait partie du défunt Laboratoire d'Imaginaire Social adossé au CDN de Caen du temps de la direction d'Eric Lacascade, laboratoire d'où viennent les metteurs en scène David Bobee, Anthonin Ménard, Médéric Legros, Thomas Ferrand, Frédéric Deslias, entre autres).
Il travaille également régulièrement au sein de La Manufacture comme intervenant et comme chercheur. Il a mis en scène Les Helvètes (promotion D, 2010), programmé dans le volet consacré aux Écoles du Festival d'Avignon 2010 et accueilli au théâtre de l'Aquarium, à la Cartoucherie de Vincennes. Il a également dirigé la partie pratique du travail de recherche Matériau pathos dont la présentation publique a donné lieu à un spectacle­conférence en mail 2011 au Théâtre Saint­Gervais, dans le cadre du festival transfrontalier Extra-11.

Photos de répétition
Présentation vidéo

Prochainement !

Extraits vidéo

 

Presse, documents et liens

le site de la compagnie
dossier de présentation du spectacle
(pdf 0.4 Mo)
critique de Marie-Pierre Genecand (Le Temps, 12 mai 2009 - pdf 0.2 Mo)
critique de Lionel Chiuch (La Tribune de Genève, 15 mai 2009 - pdf 0.2 Mo)
critique de Nadejda Sikorskaïa (Nasha Gazeta, 7 mai 2009 - pdf 0.2 Mo)
critique sur Dare-Dare (RSR, 11 mai 2009, mp3)

Durée, prix et réservation

Environ 90 minutes.

Plein tarif : 30.-
Tarif réduit : 20.-
Enfants : 10.-

027 321 23 41
reservation@petitheatre.ch




 
     
   
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