Chronique à propos du spectacle : 06 – Heidi (saison 2016-2017).
  • Je ne pensais pas que la Suisse soit aussi brouillon, et peut-être même, je le dis en aparté, un peu souillon.
  • Je balaie devant ma porte, je ne balaie que devant ma porte, mais je jette quand même un œil sur le perron de la voisine. C’est pas toujours joli joli.
  • Je ne le dis qu’à vous, mais il y a suspicion qu’elle maltraite son grand-père. Les services sociaux devraient s’en occuper, mais ils n’osent pas, C’est Heidi, notre Heidi.
  • Et puis, vous avez vu ? Quel gaspillage ! La Heidi n’est pas candidate à « la famille zéro déchet », ça c’est sûr. Tout ce qu’elle met à la poubelle ! Le foehn M-budget était encore en parfait état de marche. Non mais ! Elle devrait retourner à l’école ménagère de Trogen.
  • Et vous avez vu quand elle danse nos danses paysannes ? On voit tout ses jambes. On aurait dit du French Cancan !
  • D’ailleurs, vous avez remarqué, on n’a pas vu son Peterli. Il a dû partir en Érythrée. Là-bas, les femmes savent encore faire la fondue.
  • J’ai pas voulu lui dire, mais sa vache Milka est partie en saucisse du côté de Payerne pour accompagner le papet. C’était sa vocation.
  • C’est quand même bourré de lieux communs, la Suisse de Heidi. C’est comme ça qu’on sait qu’on est en Suisse.
  • Oui, mais empilés les uns sur les autres, ça fait un peu cheni. C’était plus tranquille dans le livre à la Spyri.
  • Vous êtes d’accord avec moi, elle fait plus blonde scandinave que grisonne. J’ai entendu dire qu’elle était j… israélienne. Elle est peut-être née dans un kibboutz qu’on avait financé pour nous faire pardonner. Ça serait le comble ! Et elle ose venir critiquer la Suisse, ici, chez nous ?
  • Elle critique pas, elle dit comme elle nous voit. On est quand même un peu brouillon, souillon, couillon, vous avez vu les slogans des affiches électorales ?
  • N’empêche, je suis sorti déçu. Elle aurait dû dire aux gens qu’on a fabriqué le Cervin en hommage au Toblerone !

Le Toblerone devant le Cervin !

par Pierre-André Milhit

Pierre-André Milhit est né en 1954 à Saxon et vit aujourd'hui à Montorge sur Sion. Il a pratiqué treize métiers parmi lesquels chauffeur-livreur, employé de pompes funèbres, garçon de café. Il est désormais travailleur social et rédige régulièrement des chroniques pour ce blog.


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